Le parafoudre Annitor monobloc de type 2 à quatre pôles protège une installation triphasée avec neutre contre les surtensions passagères liées à la foudre ou au réseau. Il se place en tête du tableau et n'est efficace qu'avec une prise de terre en bon état.
Un parafoudre de tableau
Ce parafoudre Annitor, monobloc de type 2 à quatre pôles, protège une installation triphasée avec neutre contre les surtensions transitoires.
Une surtension transitoire est une pointe de tension très brève, mais assez forte pour endommager l'électronique : carte de chaudière, box internet, électroménager, variateurs, appareils de cuisson à commande tactile. Elle peut venir d'un coup de foudre tombé à proximité, sur une ligne ou dans le sol, mais aussi de manœuvres sur le réseau. Le parafoudre détourne cette énergie vers la terre avant qu'elle n'atteigne les circuits.
Le type 2
C'est le type courant pour les tableaux d'habitation et du petit tertiaire ; le type 1 concerne les bâtiments équipés d'un paratonnerre.
Dans les installations étendues, un parafoudre placé près des équipements les plus sensibles peut compléter celui du tableau principal, à condition de coordonner les deux selon les indications du fabricant.
Quatre pôles
Pour une alimentation triphasée ; une installation monophasée utilise un modèle bipolaire.
Les quatre pôles correspondent aux trois phases et au neutre : chaque conducteur est protégé. Le choix ne se fait donc pas selon la puissance de l'installation mais selon son type d'alimentation, indiqué sur le contrat et visible au disjoncteur de branchement.
Monobloc ou à cartouches ?
Un parafoudre monobloc forme un seul appareil : quand il a fini sa vie, on le remplace entièrement. Les modèles à cartouches débrochables permettent de changer seulement l'élément usé. Dans les deux cas, un témoin visuel signale l'état de l'appareil ; après un orage violent, un coup d'œil au tableau permet de vérifier qu'il protège encore. Pour comparer, le parafoudre Soulé PM 20 compact autoprotégé intègre sa propre protection de déconnexion.
Quand est-il nécessaire ?
La norme NF C 15-100 l'impose dans certains cas selon l'exposition à la foudre et l'alimentation, et le recommande ailleurs.
L'exposition dépend de la région, de la présence d'une alimentation aérienne et de la situation du bâtiment. Même lorsqu'il n'est pas obligatoire, un parafoudre se justifie dès que le logement abrite des équipements coûteux ou indispensables, comme une pompe à chaleur ou une alarme.
Le raccordement
En tête d'installation, avec une liaison courte à la terre et la protection amont indiquée par le fabricant.
Plus les conducteurs qui relient le parafoudre à la barrette de terre sont longs, moins la protection est efficace : on les garde courts et rectilignes. La protection amont, disjoncteur ou fusibles, isole le parafoudre s'il arrive en fin de vie, sans couper tout le tableau. Elle s'ajoute aux autres appareils de tête, comme l'interrupteur différentiel ABB 30 mA de type A qui protège les personnes.
La terre
Sans prise de terre correcte, le parafoudre est inefficace.
L'installation
Par un électricien qualifié.
L'intervention se fait tableau hors tension, avec le schéma de l'installation sous les yeux. Le professionnel vérifie aussi la valeur de la prise de terre et l'état de la liaison équipotentielle, sans lesquels le meilleur parafoudre ne sert à rien.
